Saturday, September 5, 2009

Un voile ... comme les autres


Ces jeunes filles étaient présentées à l'époque à travers l'argument suivant: elles sont des filles comme les autres.
Oui, commes les autres.
Sans idéologies, en révolte contre la société et les parents, loin des influences des prédicateurs obscurantistes, porteuses d'un "self islam" avant l'heure, et voulant juste garder un "fichu" pour aller à l'école.

Contestez ces vérités simples et vous serez un agent actif - ou qui s'ignore - du racisme européen, du néocolonialisme français ou de l'agression athée soviétique, le tout entrant sous le vocable sophistiqué de "républicanisme" ou celui, magique et autrement plus rentable, d' "islamophobie".

Nous savons maintenant qu'il n'en est rien. Et que l'islam "bricolé" de ces jeunes filles qui se cachent les cheveux, les oreilles et le cou comme condition vitale pour aller à l'école en France, trouve curieusement son origine dans l'islam diffusé par Hani et Tareq Ramadan et les organisations islamistes en Europe. C'est ce nouvel islam que nous devons accepter, sous peine de voir nos masques d'agents "occidentaux" islamophobes tomber ...


Extrait de la Tentation obscurantiste Ed. Grasset, Le livre de poche, 2005.
(chap. Un islamisme à peine voilé; pp.79-82),
de Caroline Fourest :




"Autant les militants anti-loi [sur le voile] ont traqué le moindre signe de racisme chez leurs adversaires, autant ils ont fait preuve d'une indulgence coupable envers les propos réactionnaires de leurs alliés ou de leurs héroïnes pro-voile. A l'image de Lila et Alma Lévy, les deux lycéennes d'Aubervilliers converties à l'islam ayant incarné la résistance des filles voulant aller en cours avec un voile. Dans une tribune parue dans Le Monde, Daniel Cohn-Bendit et son frère Jean-Gabriel ne sont pas loin de considérer la rébellion des soeurs Lévy comme le nouveau Mai 68 : "L'école laïque voudrait soumettre, au nom de l'émancicpation, deux jeunes filles en révolte contre le père et la mère. Elles refusent de se soumettre. Bravo !".(1)

Mais qui sont ces nouvelles héroïnes consacrées comme l'avant-garde de la révolte des jeunes ? Née d'une mère kabyle et d'un père juif athée, avocat du MRAP, Lila et Alma Lévy n'ont pas vraiment étudié l'islam. Elles disent plutôt "s'être bricolé elles-mêmes leurs religion", notamment en écoutant des cassettes de prédicateurs comme Tariq et Hani Ramadan. La gauche qui les soutient est persuadée qu'elles n'ont aucune conviction d'ordre idéologique ou politique De simples collégiennes. Des filles comme les autres, selon le titre d'un livre d'entretiens que leur consacre La Découverte. (2) Il suffit pourtant de lire ce livre pour se persuader du contraire. Lila et Alma Lévy parlent du voile comme d'une "obligation", alors que des musulmans libéraux se battent pour expliquer qu'il s'agit d'une prescription non contraignante. Elles sont horrifiées par le fait qu'un homme et une femme puissent être seuls dans une pièce avant le mariage, ou lorsque des gens s'embrassent en public : " quand j'étais en seconde, il y avait des filles de mon lycée qui, devant les professeurs, s'embrassaient sans vergogne. Or je n'aime déjà pas tellement quand je vois une fille et un garçon, parce que je trouve cela impudique", confie Lila. La journaliste qui l'interroge lui demande si elle irait jusqu'à l'interdire. Lila ne dément pas : "je pense que si un interdit est posé, il l'est pour tout le monde. Que ce soit un homme avec un autre homme, un homme avec une femme, une femme avec une autre, ou même avec un chien, cela me fait le même effet de les voir s'embrasser (rires) ! Mais je trouve qu'il y a déjà assez de problèmes avec les jeunes. On voit les gens s'accoupler dans la rue ! " (3)
Sa petite soeur est aussi dégoûtée : "Auparavant, les gens savaient se tenir." Lila renchérit en faisant le lien avec le nombre croissant d'agressions sexuelles et la "banalisation de la nudité et du sexe".
Décidément, on ne va pas rigoler tous les jours si les soeurs Lévy sont chargées d'animer le nouveau Mai 68 ..."
(p.81; mise en évidence des propos des soeur voilés en bleu)

Oui, ça ne rigole pas, comme le disait Caroline Fourest. Surtout sur la lapidation telle que Lila et Alma Lévy la conçoivent. Thème qui fait des deux soeurs voilées, des filles pas vraiment comme les autres ...

(suite à venir).

2 comments:

Chambitt said...

D'où peut venir l'islam à une jeune fille française qui ne comprend pas un traitre mot d'arabe et qui, comme par hasard, se met brusquement à la religion après les années 2000 ?
Les gens du FIS fraichement sortis des maquis algériens, se sont majoritairement implantés dans les banlieues. Après que la France leur ai accordé un droit d'asile (c'est normal, elle les considère comme persécutés par le pouvoir algérien), ils répandent la bonne parole dans les banlieues. Ils iront plus loin, jusqu'au Canada, en Suisse, etc. Quand cette bonne population islamisée trouve un porte parole inespéré en le petit fils de celui qui a empoisonné le monde arabe, Hassan El Banna, piètre théologien et auteur de missives, cela donne ce qu'on voit sous nos yeux...

Abd El Maakir said...

Vous avez bien trop raison, Chambitt.
L'islamisation par droit d'asile est une question totalement oubliée et passée sous silence.

Les pays d'accueil n'ont rien fait pour détecter, isoler et suivre les éléments criminels les plus motivés.

Résultat ? Création de réseaux, propagande qui-tue-quiste, et afflux massif d'armes et d'argent pour le glorieux maquis islamiste.