Friday, May 21, 2010

Pour Houria Bouteldja, la Burqa est une "voie d'émancipation" comme une autre


Mardi 18 mai 2010. Un débat sur la burqa est mené au sein de l'émission Ce soir ou jamais (France 3). Houria Bouteldja y était invitée.
Le débat sur la burqa en France relève de la fumisterie. Il y a des choses infiniment plus importantes que le fait de parler de fantômes intégristes qui représentent 0,000X % de la population française.
Houria (avec d'autres) a raison de rappeler que ce débat est de la poudre aux yeux.

En revanche, elle sombre dans la démagogie la plus toxique lorsqu'elle joue au relativisme culturel le plus absolu: la burqa est une voie d'émancipation comme les autres.
De plus, Houria enfonce le clou en déclarant ne pas se sentir insultée comme musulmane par l'affront quotidien que l'islamisme organise face l'islam.
Houria ne propose d'ailleurs aucun critère pour séparer l'intégrisme de l'ensemble des pratiques islamiques sereines de la majorité des musulmans. Non. Son choix, c'est défendre "tout" ce qui se rapporte de près ou de loin à "l'islam".
Houria joue ainsi son va-tout idéologique: la burqa, c'est la lutte contre la pornographie et la marchandisation des corps. C'est une sorte de féminisme mal compris, en avance sur son temps, et tout simplement détestée par les féministes "bourgeoises". Car au fond, la burqa, c'est révolutionnaire, c'est marxiste, c'est altermondialiste !

Je propose à Houria, qui parlait de la légitimité de se soustraire aux désirs d'une société consumériste, de défendre l'excision. Après tout, pourquoi vivre sous la dictature du clitoris ? Pourquoi subir la tyrannie de l'orgasme clitoridien ? Il y a bien des textes qui prônaient cette pratique dans la civilisation islamique, et le débat reste encore vif en Égypte (surtout pour que l'excision continue).

Ça serait aussi une voie ... comment disait-elle ? ... d'émancipation.

2 comments:

Naravas said...

C'est une attitude de "beurette". Elle s'en fout royalement des débats théologiques ou sociologiques concernant l'islam. Ce qui l'intéresse, c'est défendre son clan, son groupe, sa communauté, a tort ou a raison.
Mais on sait qu'un vrai intellectuel n'est pas le diapason de la pensée sanctifiée par son groupe d'appartenance. Cela s'appelle "l'esprit critique", Houria.

Abd El Maakir said...

En effet. Comme tu dis bien !
Identification morbide à tous les traits culturels les plus archaïques parce qu'il font partie du "Nous" fantasmatique de pseudo "Indigènes" (groupe social qui, en privé, ne se gêne pas pour mépriser le "blédard").

Sinon, Tata Houria a quand même de l'esprit critique: elle est venue sans foulard à la télé, cette fois ;-)